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Regroupe les anciens combattants de toutes les générations et les anciens des missions extérieures ,défense des droits et intérêts moraux sociaux ,attribution de la médaille d'honneur des "TRN"

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11 novembre en Bretagne

Section ANT-TRN de Bretagne


11 novembre à Monterblanc

Pourquoi des Français - et parmi eux 270 Morbihannais - ont combattu et sont morts en AFN, de 1952 à 1962 ?
Du 21 novembre 1848, date de l'instauration des trois départements d'Oran, Alger et Constantine, au 3 juillet 1962, l'Algérie était partire intégrante de la France,
tout comme le sont nos actuels départements d'outre-mer (Antilles - Guyane - Réunion). À elle seule, cette assertion devrait suffire à répondre à la question ; elle devrait couper court à tout autre souci de justification et surtout faire taire certains détracteurs qui continuent à s'interroger sur le bien-fondé de cette guerre.
Nos compatriotes sont morts en Algérie pour la France.
Ceci dit, certains points méritent d'être précisés.
Après la fin de la seconde guerre mondiale et plus précisément à partir du 1er novembre 1954, un nationalisme exacerbé, hostile à la présence française en Algérie, a généré un terrorisme sans limites, omniprésent aussi bien dans les villes que dans le bled et touchant autant les Européens que les Musulmans restés attachés à la France.
Ce terrorisme s'est traduit par d'odieux crimes perpétrés indifféremment à l'encontre de civils et de militaires et par des exactions en tous genres, visant à saper les forces vives du pays, les rouages de l'administration, les infrastructures, les avancées culturelles..., en bref tout un patrimoine, tous les idéaux hérités de plus d'un siècle de présence française. Or, c'est précisément au nom de cet héritage, de ces idéaux que de très nombreux Pieds-noirs, Harkis et Français de souche algérienne sont tombés sur les champs de bataille. N'oublions pas en effet que ces populations d'AFN ont constitué, à partir de 1942, l'essentiel de l'armée d'Afrique qui s'est illustrée lors des campagnes de Tunisie, d'Italie, de France et d'Allemagne et qu'à cet égard, les valeureux combattants de cette armée, notamment ceux qui sont tombés lors des batailles ayant émaillé ces campagnes, ont droit à notre éternelle reconnaissance.
Face à cette extension du terrorisme et à sa virulence, l'impérieuse obligation de protéger les personnes et les biens s'est donc imposée à la France qui s'y est employée de différentes façons, en se reposant avant tout sur son armée. Celle-ci, pour accomplir la tâche à la fois difficile et nécessaire qui lui incombait, dut agir simultanément sur plusieurs fronts.
Rapidement, elle vivifia l'action administrative et sociale par la mise sur pied de "Sections Administratives Spécialisées" (SAS), dans le bled et de "Sections Administratives Urbaines" (SAU), dans les villes. Ces structures furent les dignes héritières des "Bureaux arabes", en vigueur jusqu'en 1870. Leur rôle fut immense, ingrat et souvent dangereux
Dans le même temps, l'armée entreprit l'élimination des unités armées de l'ALN par une série de combats visant:
- tout d'abord à interdire aux troupes de l'ALN, stationnées en Tunisie et au Maroc, d'approvisionner et de renforcer les formations agissant à l'intérieur de l'Algérie ;
- puis à exploiter cette manceuvre en disloquant et anéantissant ces formations par l'engagement de troupes de réserves générales composées de professionnels, d'appelés, d'Européens, de musulmans.
Et, si le gouvernement décida d'engager le contingent en Algérie - terre française - c'est avant tout en raison de l'immensité du territoire (# 400 000 km2 de surface occupée) et de l'importance des zones à traiter. L'armée de métier, déjà passablement étrillée par la guerre d'Indochine, qu'elle achevait à peine lorsque les premiers troubles éclatèrent en AFN, n'y aurait pas suffi.
Nos compatriotes tombés en Algérie ne sont donc pas morts en vain, mais pour de justes causes.
- Ils sont morts pour faire cesser des atrocités, restaurer la sécurité et ramener la paix dans une région française mise en coupe réglée par une cruelle rébellion.
- Ils sont morts pour sauvegarder un héritage : des terres exploités et une agriculture produisant de remarquables résultats ; des infrastructures fiables et un équipement industriel performant ; une scolarisation en constante progression, débouchant sur l'acquisition de "ce merveilleux outil qu'est la langue française" (L.S. Senghor) ; une santé publique ayant endigué les grandes endémies, notamment par la vaccination... Qui a fait mieux et où ?
-    Ils sont morts pour la préservation des valeurs qui ont fondé notre République.

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